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Au masculin ou au féminin, jamais les tatouages ne se sont aussi bien portés et nombreux sont les touristes qui profitent de leur séjour en Polynésie pour se mettre « à la mode ». L’artiste Jean Louis SAQUET, en se basant sur des dessins connus, donne à travers ces deux timbres un aperçu de ce à quoi pouvaient ressembler, aux Marquises, les différents et nombreux signes imprégnés dans la peau.
Aujourd’hui, mis à part quelques petits picotements et une gêne passagère, le client du tatoueur s’en sort autrement à bon compte que celui d’antan qui devait subir un véritable martyr selon les dires de Max Radiguet (1842) « les instruments de torture se composaient d’un os d’oiseau scié de façon à présenter quelques pointes comme un peigne et engagé dans un roseau. Le patient était solidement maintenu durant, qu’agenouillé près de lui, le tatoueur se servait d’un petit marteau pour faire pénétrer sous la peau les pointes acérées du peigne qu’il trempait de temps à autre dans la matière colorante ».
Ce qui n’était que des signes plus ou moins cabalistiques pour les occidentaux, entraient pour les océaniens dans la conception de la vie même, intraduisible avec des seuls mots. Il est bien évident qu’il est difficile aujourd’hui de donner une signification ésotérique aux motifs nouvellement gravés.
C.BESLU
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| Prix unitaire: 660 FCFP (5,53 €) |
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