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Le « Quinns » : fondé dans les années 1940, le « Quinns » était l’une des Boites de Nuit les plus célèbres du grand Pacifique. Tous les marins la connaissaient et savaient transmettre leur engouement à nombre de voyageurs qui s’y engouffraient dés leurs débarquements sur les quais de Papeete. C’était le bar-dancing qui projetait le plus l’image de la bringue éternelle accolée à Tahiti et les orchestres et chanteurs locaux qui menaient l’ambiance avaient une réputation qui dépassait largement les frontières du fenua. La bière locale coulait à flot et les videurs avaient souvent fort à faire pour faire sortir par une des portes de saloon, de bruyants et agités clients, lesquels s’empressaient de revenir encore plus vite par l’autre porte. Rares étaient les jeunes filles du pays à ne pas avoir été faire quelques danses endiablées dans ce haut-lieu de la joie de vivre. Quelques mamies, enragées « quinnsseuses », étaient parfois même obligées de se cacher de leurs proches pour s’y rendre. Un truck stationnait devant cet établissement folklorique jusqu’à minuit pour emmener les derniers bringueurs qui le désiraient jusqu’au « Lafayette », autre célèbre « lieu de perdition » de la côte Est de Tahiti qui prenait alors le relai jusqu’à l’aube.
Fermé en 1973 pour cause d’insalubrité, le Quinns ne fut pas remplacé mais l’on a aujourd’hui de nombreuses petites formations musicales qui, à la façon des « Mariachis » du Mexique, se chargent d’animer quelques coins de rues de la capitale.
Ch. Beslu
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| Prix unitaire: 335 FCFP (2,81 €) |
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