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Conjonctions de modèles économiques autant modernes que traditionnels et d’un contexte historique ayant favorisé le développement démographique des îles du vent, les entreprises individuelles représentent 82% du tissu économique de la Polynésie Française et sont implantées pour près des trois quarts sur l’île de TAHITI.
Elles sont la meilleure réponse à une activité économique encore traditionnelle, et le reflet d’un rapport fusionnel qui existe toujours entre les hommes, l’océan et la nature. Le chasseur sous marin est presqu’exclusivement un homme. Il chasse de jour comme de nuit, souvent aux mêmes endroits, en se basant sur le calendrier lunaire polynésien. Il connaît parfaitement le lagon et l’habitat sous-marin. Il enfile ses prises sur des lanières qu’il confectionne avec de l’écorce de Purau (arbre à bois tendre répandu près des plages) et vend le produit de sa pêche à des clients réguliers ou aux abords des routes.
Le sculpteur travaille aussi bien le bois que l’os, le corail ou la pierre. Il reproduit avec habileté et finesse des techniques et des motifs ancestraux qui lui ont été patiemment transmis. Il fabrique des objets décoratifs (Tiki, herminettes), des instruments de musique (Tambours, Ukulele), des objets de la vie quotidienne (récipients, tabourets), des bijoux. L’archipel des Marquises est réputé pour la finesse de ses sculptures, l’île de Maupiti pour ses pilons de pierre ou de corail. Le travail du sculpteur est vendu aux touristes de passage, et lors d’expositions artisanales organisées sur l’île de TAHITI.
Le massage traditionnel, le Taurumi, est un rituel médicinal et coutumier transmis au fil des générations et largement pratiqué dès la naissance des enfants. Il est pratiqué avec du monoi (huile parfumée obtenue par macération des fleurs de tiare dans de l’huile de coprah). Relaxant, il rééquilibre les flux et prévient les douleurs musculaires. Les masseurs traditionnels pratiquent à domicile ou lors d’évènements culturels. Si certains font payer leurs prestations, beaucoup ne réclament rien. C’est la personne massée qui décide ou non de les remercier par un don financier, alimentaire ou autre.
Le métier de couturière est apparu avec l’arrivée des missionnaires. Il se pratique à domicile, ou dans une petite boutique. Malgré l’explosion de l’offre vestimentaire venue de l’extérieur et les nombreuses créations proposées par les stylistes locaux de la nouvelle génération, les coquettes des îles ont toutes leur couturière attitrée, dont elles partagent volontiers l’adresse. Les vêtements fabriqués sont destinés à de grandes occasions, les modèles s’inspirent des magazines de mode et sont agrémentés d’une note fleurie et locale.
L’office des postes et télécommunications est honoré de vous présenter ces quelques métiers de Polynésie.
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| Prix unitaire: 525 FCFP (4,4 €) |
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