Accueil
Accueil Boutique Enveloppes premier jour English Mon Caddie
ACTUALITES
 
ABONNEMENT
APPROVISIONNER SON COMPTE
PROGRAMMES
RETRAITS
MUSEE VIRTUEL
HISTORIQUE
LE CENTRE
NOUS CONTACTER

EPJ15 NOTT / BYRON
1765 Découverte des Îles du roi Georges

Né le 08 novembre 1723 à Nottingham, John BYRON entre dans la marine anglaise à l’âge de 8 ans.

En 1740, il participe à l’expédition du commodore Anson. Son navire fait naufrage dans le détroit de Magellan et ce n’est qu’après treize mois de souffrances incroyables que l’équipage est sauvé.

En 1763, au lendemain de la guerre de 7 ans, la rivalité entre la France et la Grande Bretagne prend une forme économique et les deux gouvernements décident de s’emparer des îles malouines qui commandent l’accès du pacifique. Louis Antoine de Bougainville et John Byron sont choisis par leur gouvernement respectif pour réaliser cette mission.

En juin 1764, John BYRON quitte l’Angleterre avec deux navires : la frégate Dolphin et le sloop Tamar. Il prend officiellement possession des îles malouines (Falkland islands) où, à son insu, les colons de Bougainville ont déjà bâti un camp.
Il s’élance ensuite sur les traces de Magellan, Le Maire et Roggeveen. C’est ainsi qu’il se trouve devant les atolls polynésiens de NAPUKA et TEPOTO le 07 juin 1765, sans pouvoir y accoster à cause de la forte houle et des nombreux sauvages armés alignés sur la plage.
Le 11 juin 1765, il débarque sur l’atoll de TAKAROA, pour s’approvisionner en noix de coco et en herbe à scorbut indispensables pour ses marins malades. Le récit qu’il laisse de cette journée demeure l’un des rares témoignages de la vie sur les atolls avant l’arrivée des Européens.
Il tente ensuite d’accoster sur l’atoll de TAKAPOTO, théatre du naufrage, 43 ans plus tôt, du navire Africaansche Galey de Roggeveen mais les habitants repoussent toute tentative de
débarquement.
Il baptise « îles du roi Georges » le groupe formé des 4 atolls que sont Ahe – Manihi – Takapoto - Takaroa et de l’île inhabitée
de Tikei.
Puis il continue sa route, manquant de justesse la découverte de Tahiti, tout comme Le Maire et Roggeveen avant lui.

En mai 1766, il est de retour en Angleterre, réalisant le tour du monde en moins de deux ans, un record.

En 1769, John BYRON est nommé gouverneur de Terre Neuve. Il atteint le grade de Vice Amiral de l’escadre bleue en 1778, puis de Vice Amiral de l’escadre blanche en 1780.

Il décède le 10 avril 1786, et repose à Twickenham, près de la chapelle de l’église de la vierge marie.

180 ans de la bible traduite par Henry NOTT

C’est à la lecture des récits enthousiastes des grands navigateurs de la fin du 18e siècle, que les directeurs de la London Missionary Society (LMS) décident de faire des îles du Pacifique Sud leur premier champ missionnaire.

Ainsi, en 1796, 29 volontaires peu préparés et choisis à la hâte embarquent en direction de TAHITI à bord du navire de la LMS, le DUFF. Ils accostent en baie de MATAVAI le 05 mars 1797, à l’issue d’un voyage de 7 mois au cours duquel ils apprennent quelques rudiments de la langue tahitienne. Un an plus tard, la plupart, découragés, repartent en Angleterre. Seuls 7 d’entre eux restent.

Henry NOTT est parmi eux. Jeune maçon de 23 ans, NOTT n’a reçu qu’une instruction rudimentaire mais il se montre particulièrement doué pour l’apprentissage du tahitien. Avec John DAVIES, jeune missionnaire d’origine galloise arrivé peu après lui, il décide de traduire la bible en tahitien. C’est une entreprise titanesque.
La langue n’existe que sous forme orale. La syntaxe est un véritable obstacle. Les mots sont une succession de voyelles coupés de rares consonnes dont les prononciations diffèrent. De plus, ils sont quelquefois déclarés tabous et doivent alors être remplacés. Ecrire le tahitien s’avère difficile, car l’alphabet latin n’en rend pas les sons. Au terme d’interminables débats sur la phonétique et l’orthographe, les missionnaires forgent de nouvelles orthographes.

Ils mènent leurs travaux au milieu de guerres incessantes entre les nombreux clans de TAHITI. Dans ce contexte agité, NOTT devient l’ami du roi POMARE II, qui lui assure sa protection. Battu en 1808, le roi se réfugie sur l’île voisine de MOOREA, en compagnie de NOTT. Sur place, le roi apprend à lire et à écrire, et prépare méthodiquement sa revanche. La congrégation chrétienne s’agrandit et compte alors quelques 500 fidèles dans toutes les îles. NOTT poursuit ses travaux, crée une école biblique et, en collaboration avec DAVIES, et avec l’assistance de TUAHINE, un tahitien dévoué resté à ses côtés durant toutes ces années, il achève la traduction de l’évangile de Luc en 1814.

De retour sur l’île de TAHITI en 1815, le roi POMARE II et ses forces chrétiennes battent le puissant chef païen OPUHARA lors de la bataille de FEI PI. Le roi déclare alors que l’évangile chrétien enseigne l’amour et le pardon. Il n’y aura aucune poursuite, aucun massacre. Impressionnés, les vaincus renoncent à leurs anciennes croyances dans les semaines qui suivent. En 1816, toute la population est chrétienne. Dans le même temps, des renforts considérables arrivent de la LMS.

En 1817, la 1re presse est installée à MOOREA, et le roi y imprimera lui-même les 1ères pages de Polynésie. En 1819, la traduction des Evangiles, des Actes des Apôtres et du livre des Psaumes est achevée. Le roi POMARE II est baptisé. NOTT écrit le code POMARE, premier statut du pays. Enfin, le 18 décembre 1835 à 01h35, après plus de 30 années de travail assidu, Henry NOTT, pose sa plume. La Bible est traduite dans son intégralité. NOTT se rend en Angleterre en 1836 pour la faire imprimer. Il présente la première édition de la Bible en tahitien à la reine Victoria le 08 juin 1838, puis rejoint TAHITI en 1840 avec 3 000 exemplaires du Livre.
Il y meurt en 1844, à l’âge de 70 ans, et est, à sa demande, enterré à proximité de son ami le roi POMARE II, décédé quant à lui en 1821.
Seul livre à la disposition de la population pendant près de 100 ans, la Bible est devenu un élément fondamental de la culture polynésienne.
En donnant une forme écrite au tahitien, les missionnaires ont protégé cette langue et posé les bases de la traduction d’autres langues du Pacifique Sud.

Prix unitaire: 490 FCFP (4,11 €) Rupture

Accueil Aide Contacts Mentions légales Conditions de vente