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La cérémonie sacrée de la marche sur le feu est une tradition que l’on retrouve dans diverses civilisations, notamment en Asie, en Inde, et qui remonte à la nuit des temps.
En Polynésie la cérémonie du umu tî trouve son origine, dans la cuisson au four traditionnel de racines tubercules de tî (cordyline fruticosa).
Le tî est une plante dont la racine est cuite pendant quatre à cinq jours servant ainsi de quoi se nourrir pendant plusieurs mois (en période de disette ou de guerre).
Cette plante indigène (dont les feuilles appelées 'autî) jouit d’un rôle culturel important, possédant un grand pouvoir magique donné par le tahu’a (prêtre).
La cérémonie du umu tî (rite qui a quasiment disparu en Océanie) réapparue depuis plus de 60 ans et précède le Heiva. Sa date est choisie suivant le calendrier lunaire polynésien.
Depuis 1983, le prêtre Raymond Teriierooiterai Graffe a repris le flambeau et officie désormais sur le lieu Otia Rahi Manotahi Na Mano, plus connu sous Mahana Park (Punaauia).Raymond Graffe se prépare spirituellement et s’isole dans la montagne, avant chaque cérémonie. « Je me retire dans la montagne pendant plusieurs jours pour méditer, jeûner, communier avec la nature et l’armée des dieux, rendre hommage par le culte à mes ancêtres et communiquer avec les dieux » confie le prêtre.
Puis les préparatifs commencent par le choix des pierres volcaniques, qui viennent des embouchures de rivières, le bois de 'aito (bois de fer – casuarina equisetifolia) qui sert de combustible, et des feuilles séchées de cocotier afin d’embraser le feu. Le jour
de la cérémonie, tous les éléments sont disposés selon un ordre précis afin d’obtenir une fosse d’environ 8 m sur 2,50 m de large et le feu débute tôt le matin pour atteindre une température en surface de près de 1 000° celsius.
A la nuit tombée, le grand prêtre débute ses incantations et commence à frapper les pierres de lave chauffées à blanc, avec des longues et larges feuilles de 'autî sacrées.
Le tahu’a traverse alors le brasier sans se brûler, signifiant la présence du mana (le pouvoir) nécessaire à la réussite de la cérémonie. Ensuite, les invités et volontaires peuvent traverser la fournaise afin de se purifier le corps et l’esprit. Chaque année,
plusieurs centaines de spectateurs se pressent afin de vivre ces moments mythiques propres à la culture polynésienne.
Fare rata, la Poste du Fenua, au travers de ce timbre vous propose de partager ces instants empreints de l’âme polynésienne
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| Prix unitaire: 190 FCFP (1,59 €) |
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