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| Escargot endémique: ´Âreho ou Partula 2020 |
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La famille des Partula, ou « 'âreho » en tahitien, était autrefois bien implantée dans les îles du Pacifique,mais s’était quasiment éteinte il y a 30 ans.
Leurs coquilles étaient, jadis, très recherchées pour la fabrication de colliers, couronnes et de parures du fait de leur grande diversité de couleurs et de formes.
De toute petite taille, ces espèces d'escargots arboricoles furent décimées par l'escargot carnivore Euglandina rosea, autre espèce d'escargot introduite par l'homme. Ce dernier avait été importé et introduit en tant qu'agent de contrôle biologique contre la peste agricole qu’est l'escargot géant africain (Lissachatina fulica).
L’archipel de la Société hébergeait à lui seul plus de la moitié des espèces connues dans le monde.
Malheureusement, depuis les années 1970, on estime qu’une soixantaine d'espèces se sont éteintes sur les 75 espèces répertoriées.
Néanmoins, dans les années 1980, des biologistes ont pu collecter divers spécimens d'une quinzaine d'espèces différentes avant leur disparition définitive. Ils ont su par la suite maîtriser la survie et la reproduction de ces animaux dans des zoos étrangers.
En 2010, suite au constat d'une forte réduction de la présence de l'escargot carnivore dans les forêts polynésiennes, il a été envisagé de réintroduire depuis les zoos certaines des espèces d’ « 'âreho » disparues du milieu naturel. Dès juillet 2015, après définition des conditions zoo sanitaires d'importation, 269 escargots appartenant à trois espèces distinctes ont été relâchés directement dans le milieu naturel sur des arbres au sein d'une vallée de Paea à Tahiti. Fin 2019, ce sont 15.765 animaux appartenant à 14 espèces différentes qui ont été relâchées à Tahiti-Moorea-Raiatea et Huahine.
Contrairement aux apparences et malgré sa petite taille cette espèce est très rapide par rapport à ses congénères et elle vit dans les arbres. Les scientifiques sont donc optimistes quant à ses chances de survie en milieu naturel. Toutefois, ces petits escargots restent sous surveillance d'autant plus que d'autres menaces potentielles sont identifiées comme le ver de Nouvelle-Guinée.
Fare rata, la Poste de Polynésie est fière de contribuer au travers de cette émission philatélique à la préservation des espèces endémiques de notre fenua.
Retrouvez votre circulaire téléchargeable ici
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