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Parcourez les timbres de Polynésie
française d'une autre manière avec
notre Musée Virtuel.
Découvrez les timbres de diverses émissions
regroupés par thèmes et laissez vous
guider au coeur de l'histoire et de la culture polynésienne.
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Retiré
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Découverte en 1935, lors d'une escale à Raiatea (îles Sous Le Vent, Archipel de la Société) par le voyageur-naturaliste Edgar AUBERT DE LA RUE.
Cinq exemplaires furent capturés, rapportés en France et déposés au Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris, où ils ne purent alors être étudiés, ni nommés; mais ils furent montés sur épingles, étiquetés et conservés dans l'un des innombrables cartons-magasins des collections entomologiques nationales.
Tout à fait par hasard, un entomologiste de l'EPHE et du Muséum de Paris, spécialisé dans l'étude des Cigales, retrouvait ces exemplaires en ... 1978, avec une certaine surprise doublée d'un grand intérêt:
il s'agissait d'une cigale inconnue, représentant non seulement une espèce inédite, mais aussi, et c'est beaucoup plus rare, un genre nouveau;
aucune cigale, objectivement, n'avait été répertoriée, ni même signalée en Polynésie Française !
L'entomologiste décrivit la Cigale raiatéenne et lui donna son statut scientifique sous le nom de Raiateana oulietea (Revue française d'Entomologie, N.S., 1(2), 1979: 55 - 58).
Grande (5,2 à 5,5 cm de longueur, pour une dizaine de cm d'envergure) et belle (avant-corps d'un vert turquoise fascié ou maculé de bistre et de noir; abdomen brun sombre portent une sorte de masque de cire blanche), c'est un insecte très spectaculaire.
Les prospections menées jusqu'à présent dans les biotopes forestiers apparemment identiques ou très voisins des autres îles de l'archipel, n'ont pas permis d'y trouver la Raiateana oulietea, ni même une autre Cigale.
Après le «Tiare apetahi», il apparaît donc que l'île sacrée détient une seconde originalité naturelle en abritant dans ses forêts hautes la seule et grande Cigale polynésienne Raiateana oulietea.
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